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Disons les choses comme elles sont, ma mère n’était pas une bonne mère. Mais peut-être aurait-elle fait une bonne grand-mère.

Depuis quelques temps, je me pose cette question: S’il avait dû la connaître, l’aurait-il aimé?

 

La question ne se pose plus aujourd’hui, puisqu’elle est partie, prématurément, violemment, comme elle a su le faire tout au long de sa courte vie.

Égoïstement, le choix que je n’ai pas à faire pour lui me soulage. Elle n’a pas eu le temps de savoir que j’étais enceinte, jamais su quels prénoms avaient ma préférence. Lui aurais-je dis tout cela? je ne sais pas.

Aurait-elle mérité de savoir ce qui me trottait dans la tête et le bidon? Je ne saurais pas le dire.

 

Ce que je sais en revanche, c’est que nous étions très différentes, que nous n’avions rien partagé depuis plus de dix ans, que le temps creuse l’éloignement. Ma vie ne l’intéressait pas mais mon petit bout de moi aurait pu être un trait d’union entre nous.

 

Ce que je n’avoue pas, même à moi, c’est que chaque soir, pour l’endormir, c’est une chanson qu’elle me chantait quand j’étais petite que j’ai choisi, inconsciemment. Ce que je ne dis pas, c’est que j’aurai aimé que mon fils ait la même relation avec sa grand mère que j’ai eu avec la mienne (un petit bout d’elle en cliquant là).

 

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