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Elle est heureuse hein, mais elle en a marre de vomir.

Elle ne supporte plus l’odeur des fruits, du café, celle du mec du courrier qui prend l’ascenseur avec elle le matin. Celle de Chérichou est à peine tolérée. Du coup Primirelou prend le pas, elle le sait.

Mais au moins quand elle ne vomit pas, elle est câline. Chérichou est content.

Elle moins, parce que sa garde robe commence à se réduire. Les boutons de ses chemisiers sont prêts à exploser. Elle a même dû la dernière fois en catastrophe avant une réunion prendre un trombone pour essayer de bricoler un truc.

Primijolie surveille son ventre et son poids. Elle prend tous les bons conseils de ses copines qui lui disent qu’elle restera longtemps enrobée si elle ne fait pas attention dès le début.

Elle qui croyait pourvoir se goinfrer sans culpabiliser, mettant tout sur le dos de la crevette… C’est foutu. Ou partie remise se dit-elle pour se consoler.

Ses nausées la protègent pour le moment de la prise de poids, elle se sent fière, commande robes et tops sur internet, contente de prendre sa taille habituelle.

Tiens, elle aurait bien envie d’un Milkshake là, tout de suite, MAINTENANT!

Chérichou, quand ils se retrouvent le soir, ouvre la porte tout doucement, contourne allègrement les toilettes, et vient l’embrasser (en retenant son souffle, il a été pris en flag’), sur la joue ou le front. Ce n’est qu’après lui avoir demandé comment s’était passé sa journée, toujours l’air de pas y toucher, qu’il l’embrasse pour de vrai.

Elle ne lui dis rien, le reste du temps, il est plutôt du genre à lui tenir la crinière pendant que son bidon fait des siennes.

En fait non, pas de Milkshake… des brochettes du resto japonais de la rue d’à côté tiens. Avec du Nutella dans une crêpe. Elle se fatigue toute seule.

” Crevette, ça va, tu te décides un peu? “

 

Elle s’imagine déjà les rires de bébé, un peu épuisée par les réveils nocturnes mais gérant la situation comme une chef. Elle s’imagine…

Quelques jours plus tard, les hormones ont laissé son estomac tranquille pour se concentrer sur une zone un peu plus bas. Ce n’est pas pour déplaire à Chérichou!

” 15h, il n’est que 15h. Même si j’ai désormais une heure de rab’ (coucou RH-chéri, adieu future promotion), je ne serais pas rentrée de sitôt. Pourtant je n’aurais rien contre un cinq à sept avec mon mec super bien monté.

Je sors mon portable, et pianote frénétiquement:

J’ai envie de toi maintenant-tout-de-suite!

… Suis en réunion

Échappe-toi!

Impossible

J’appelle les pompiers pour qu’ils te sortent de là?

Appelle les plutôt pour toi 😉

Impossible il faut l’intervention d’un expert, et toute son attention, je préfère te confier cette mission délicate

 

C’est pire. Je n’en peux plus. Je souris béatement… Tout le monde va se rendre compte de quelque chose. 

Je sais je vais appeler Mélo. Elle au moins me comprendra puisque c’est chez elle un état permanent… grossesse ou non, elle est obsédée. Je descends et l’appelle. 

Elle me fait rire en me parlant de ses galipettes de la veille avec sa conquête du moment. On glousse. La chaleur passe, se déplace vers le cœur. Je suis heureuse d’avoir su si bien m’entourer. “

Elle rentre enfin, s’agrippe à lui, son bidon les obligeant à devenir de plus en plus inventifs.

Ecrit par Cécile: retrouvez toutes ses aventures: http://lemaledemere.fr/cat/primijolie

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