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Primijolie est une trentenaire hyperactive, citadine, qui a réussi à concilier la fin de ses études, un mariage et un emménagement dans un joli duplex parisien.

Elle a un job qui lui plait dans une banque, un mari en or, des amies toujours présentes, aussi drôles que graves au gré des événements.

Elle est rousse mais a finit par s’y faire, après être passée par un arc en ciel capillaire. Elle assume l’effet que sa chevelure de feu a sur les gens. Elle en joue même parfois, en le niant farouchement lorsqu’un de ses proches ose le lui faire remarquer.

Une ombre au tableau : un matin, elle s’est réveillée avec une drôle d’envie. Un cri qui venait du plus profond d’elle-même, une évidence qu’elle ne pouvait pas cacher. Même en essayant de l’étouffer sous l’oreiller, l’air de rien.

Mais ça y est, cette satanée horloge biologique décrite par ses copines s’est invitée dans sa tête. Depuis qu’elle est tombée d’accord avec Chérichou, son amour de mari, elle ne se reconnait plus. Elle est devenue une sorte de geek de la procréation :

« 3 mois que j ai arrêté la pilule, remplacée par de l acide folique, moi qui pensais avoir la paix, je gobe toujours!

J ai téléchargé la Rolls des applications pour concevoir un bébé, celle qui te dit même si tu fais une fille ou un garçon…Manque que les conseils de positions : faire le poirier, l’étoile de mer ou l’hélicoptère. Ca me permettrait de prendre encore moins de décisions et d’être encore plus accro à cette appli’.

Me voilà qui compte les jours, espérant secrètement obtenir un prix Nobel de mathématiques pour ces savants calculs que j’opère mois après mois, qui guette chaque grou-grou dans mon bidon et qui mets les fesses en l’air après chaque rapport. Vous suivez le rapport avec le poirier dont je vous parlais plus haut ?! »


La moitié de son salaire paye les prochaines vacances de son pharmacien, entre tests d’ovulation et tests de grossesse (si l application indique un retard d’une heure son cœur s’emballe).

 

« Je suis restée discrète, gardant ce petit secret pour moi. Peur sûrement d’avoir à affronter le regard globuleux des copines en transe à chaque resto qu’on aura prévu : Alors, Alors, ça y eeeeesssst ???, avec une voix hystéro-aigüe. Non toujours pas ?!

J’ai continué d’écouter mes copines me parler de leurs progénitures lors de ces diners ou une fois l’air déçu passé, elles distillaient leurs petites anecdotes, moi plus attentive à ces conseils qui m’avaient toujours ennuyé.

Une sonnerie s’est fait entendre, celle de l’application. Il était temps de rentrer à la maison.

Chérichouuuu, l’application vient de sonner, ovulation en cours! Prêt? Je m’en doutais j’ai senti un truc dans le métro en allant rejoindre les filles, ce n’était pas comme d’habitude! Je prévoie quand même le coup et mets de la dentelle pour Chérichou, qui s’en fou depuis qu’il a l’impression d’être un robot, mais ça me donne bonne conscience.

– Tu as senti un truc ? C’est peut être ton appli qui l’a senti pour toi, ironise Chérichou.

Il a de l’humour… Ou il en a marre. Non je reste sur l’idée de l’humour, sinon je pourrai commencer à nous trouver pathétiques.

Lui fat bonne figure malgré la place qu’a prit cette application dans notre couple. Il se dit qu’il sera récompensé quand la graine aura pris, que le décolleté de future Primi va exploser et qu’il en profitera. Il n’a jamais écouté mes copines se plaindre de leur grossesse. Je suis maintenant certaine que lorsqu’il traînait avec nous toutes, il ne nous écoutait absolument pas.

Pauvre fou

Il ne sait pas que Primijolie se transformera en Primi-sous-hormones très bientôt!

Ecrit par Cécile: retrouvez toutes ses aventures: http://lemaledemere.fr/cat/primijolie/

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