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L’épisiotomie, courant et nécessaire?

 

Alors que les consciences s’éveillent sur cet acte parfois nécessaire mais tellement intrusif, les voix s’élèvent pour dénoncer la pratique trop fréquente de manière préventive de l’épisiotomie. Cette intervention, subie de plein fouet dans un corps de femme déjà malmené par la fatigue de l’accouchement n’est que trop rarement évité, et jamais proposé. On nous impose à nous, mamans en devenir, une mutilation de ce corps qu’il faut déjà si vite se réapproprier. C’est sans compter cette cicatrice qu’il va falloir apprivoiser, dont il va falloir prendre soin sans qu’on y soit préparé, jamais.

Elle change le rapport à notre corps, à la sexualité que l’on va redécouvrir quelques temps plus tard, mais elle change aussi aussi le rapport à notre enfant. Parce que certains mouvements, avant anodins, deviennent compliqués, parfois même dangereux quelques heures après cette intervention.

Nos corps ne devraient pas avoir à subir de manière quasi automatique, pour le confort d’une équipe qui a peut être perdu un peu de son empathie une telle blessure, parce qu’elle ne se justifie pas à chaque fois, parce que les mamans sont dans une urgence de vie à ce moment là et que leur corps n’est pas leur priorité.

 

L’expression abdominale n’est pas une nouvelle lubie de coach sportifs…

 

… non, c’est là aussi un geste intrusif. Il consiste, pour un membre de l’équipe médical présent ou appelé lors de l’accouchement, à venir appuyer sur le ventre de la maman pour aider bébé à sortir. Je l’ai subi, et je ne souhaite cela à personne.

Au moment ou le cœur de mon bébé faiblissait, une équipe a été appelé d’urgence, son épaule était bloquée. Je ne vos parle pas de l’épisiotomie que l’on m’a imposé mais que je n’ai découvert qu’en remontant dans ma chambre.

L’équipe est arrivée, 6 personnes, courant un marathon. Malheureusement, la personne la plus maladroite était celle qui devait venir s’écraser sur mon ventre, parce qu’elle a dérapé. Celle qui m’a coupé le souffle au moment ou un bip bien trop long venait affoler le monito. Celle qui a parlé trop fort, oubliant qu’elle était étalée sur moi, oubliant que seul comptait pour moi ce petit bout qui était fatigué de se frayer un chemin.

 

On nous prépare à l’accouchement, oui. ON nous prépare ni à l’après avec bébé, ni à la chute d’hormones, ni à ces moments effrayant durant un accouchement. Aucune femme, aucune maman n’est préparé à la violence de ces gestes, qui d’accord parfois, souvent, souvent aident.

La douleur du moment, le petit rappel sourd du temps qui est passé mais n’a pas effacé. Dans l’urgence, personne ne le prend en compte, personne ne prend la peine, une fois l’urgence passée, de nous expliquer que cette mutilation était nécessaire, les conséquences parfois sur notre couple et sur le plaisir qui sera différent, pourtant indispensable pour se sentir femme.

Pourtant, ces gestes ne sont pas anodins. Trop intrusifs, trop automatiques?

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