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Posons une base saine à cet article.

Il n’est pas question ici de prendre le parti des mères, ni celui des pères. C’est un triste constat global, qui ignore les sexes, les conditions sociales, soulève des voix qui ne sont ni entendues, ni écoutées.

Il s’agit de ces hommes et de ces femmes, parents isolés, parents de familles recomposées qui se retrouvent souvent démunies, parfois pleins de haine envers l’autre, au point d’en être aveuglés.

Etre parent solo, ou même en couple mais d’enfants ne vivant pas au quotidien avec ses deux parents est un combat de chaque instant. Il faut concilier, faire des concessions, penser à tout. A ce moment là, cette charge mentale dont on parle tant prend tout son sens.

Il faut faire preuve d’une telle faculté d’adaptation qu’avec un peu de recul, on peut se dire que l’on est prêt à affronter n’importe quelle situation, même celle de se retrouver en face d’un lion affamé.

Beaucoup se sont dit, avec la naïveté du début, que si la discussion était impossible, la justice prendrait le relais.

Raté!

Ceux qui ont la résidence de leurs enfants se trouvent bien démunis, lorsqu’ils se rendent compte que le droit d’hébergement n’est donc qu’un DROIT, et non un DEVOIR. Les mots prennent tout leur sens… mais un peu tard. Car le parent gardien à l’obligation de présenter les enfants en temps et en heure, et tant pis s’il pensait s’octroyer un peu de temps pour souffler. VOUS ETES PARENT AVANT TOUT, leur déclarent les bien pensant.

Donc, oublions nos rêves personnels, nos espoirs et nos attentes, notre vie n’est selon eux, dédiée qu’aux enfants, et débrouillez vous avec le reste: le boulot, la vie sociale et ,ne parlons même pas de vie amoureuse, on pourrait se faire flageller rien que d’y avoir penser. Et même ça pourrait avoir une connotation, alors CHUT, pas un mot… Tu es PA-RENT et pis c’est tout, point.

Donc pas de vie, l’autre parent vient et revient quand il veut, selon son bon vouloir et toi, tu te tais et tu attends à la maison.

Par contre, à l’inverse, si tu ne présente pas les enfants, BIMMM, dépôt de plainte, convocation au commissariat (non, on ne regarde pas les gens en uniforme en fantasmant, on te l’a dit, c’est INTERDIT!).

et BIMMM donc, convocation, explications, il est temps de justifier le fait que tu as aussi toi, en tant qu’être humain, le besoin de souffler, le ras-le-bol d’attendre à la maison, l’envie de vivre, même juste un petit peu.

Cette situation est subie par un nombre incroyable de parents, pères ou mères, parce que la justice n’a pas été au bout des choses.

 

A l’inverse, il y a l’autre parent qui parfois,à coup de mensonges de l’autres et de coups bas, a envie de baisser les bras, ou à qui la justice ne donne pas le choix. Parfois il s’éloigne pour se préserver, garder un peu d’humanité.

Dans tous les cas, sous couvert du bien être de l’enfant, c’est ce dernier qui souffre.

Etre parent, ce n’est pas l’être à mi-temps, ou quand le travail nous le permet, non. Etre parent n’est pas un devoir, ni un droit. Cela demande du courage, des choix de vie, des ajustements permanents.

Il est grand temps de rétablir aussi la vérité sur la pension alimentaire. Non, 80€ par mois n’est pas une somme équitable pour l’entretien d’un enfant. Non cette somme ne permet rien. Et ne rien verser ne fait pas de l’autre parent un rebelle qui lutte pour ne pas payer des vacances aux Maldives à son ex. Au mieux cette somme lui permet de tenter de payer une partie du mode de garde envisagé dans l’espoir  (vague) de pouvoir garder son job, déjà fragilisé par les horaires stricts que sa situation personnelle lui impose.

 

Il y a toutes ces histoires de parents, plus ou moins graves.

Alors oui, parlons de l’égalité homme/femme, mais n’oublions pas le combat sourd de milliers de parents qui la demande aussi. Pour ne pas être seulement parent, pour ne pas être défini juste par ce terme.

Pouvoir tout faire, tout être, sans limite imposées par la justice ou la société. Ces parents demandent simplement le droit de se réaliser à travers bien sûr les compromis trouvés, mais aidé par une justice prenant en compte ce que nous sommes, entièrement.