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Le chagrin nage mon cœur. Il boit la tasse, s’éloigne aussi parfois.

Et réapparaît.

 

Parfois, tu le verras arriver de loin, comme un gros nuage menaçant le soleil dans ton regard. Tu nageras un peu plus vite, prenant un courant chaud que tu n’aurais pas envisagé, plus doux, que le chagrin aura du mal à atteindre.

Tu te feras pourtant surprendre aussi, le pensant loin alors qu’il s’agrippe sans crier gare à ta jambe, remontant jusqu’à ton cœur tout tendre pour en prendre possession. A ces moments là, si je ne suis pas près de toi pour le combattre à ta place, alors tu te souviendras de tous ces petits mots de courage que je te murmure encore parfois.

 

S’il est trop bien encré, ne capitule pas, jamais. S’il te semble que c’est la personne que tu es qui te rends malheureuse, et que tu ne te débarrasses pas du chagrin parce qu’il est devenu toi, alors change. Décide du bon moment, et deviens la personne que tu aimes être, pour renvoyer le chagrin plus loin dans les profondeurs. Il demande de l’humilité, le chagrin, bien plus que du courage.

 

 

Mon ange, il te faudra de la patience, c’est un combat inégal. Il te voit, te suit, t’épie. Tu ne fais que le sentir, même si sa présence te sera familière, trop tard.

 

Il nage, mais il suffoque, si tu l’étouffes dans ton petit cœur emplie de bonheur.

 

Il est repu de nos amours déçus, de toutes ces choses qu’on effleure mais qui n’arrivent pas. Il se repaît de nos non dits, de nos trop dit aussi. Se délectant de ce que l’on se fait endurer, autant que de  ce que l’on subit du monde.

Il sera gourmand de tous ces moments que tu as laissé t’échapper, de ceux que n’as pas su attraper autant que de ceux que tu n’as pas su reconnaître. Il te faudra être courageux, pour admettre que souvent, c’est de toi-même que tu souffres. Soit humble mon tout petit, voilà la clé, l’humilité.

 

Il sait nager mais s’essouffle vite, tu verras. Il s’essouffle et plonge dans les méandres de notre âme, terré bien au chaud, lattant. Comme bercé par les vagues que font nos vies. Apprivoise le mon amour, sois suffisamment fort pour t’en faire un allier, un marche pied  vers ce que tu tends à devenir.

 

S’il s’éloigne trop, tu peux le laisser filer vers l’horizon, mais le risque est grand que tu oublies la sensation de sa présence et qu’il te prenne par surprise. Garde-le à bonne distance, ni trop loin, ni trop prêt de tes souvenirs. Caresse-le si la mélancolie t’enveloppe, et fais le décamper à la première éclaircie.

 

Apprivoise-le comme ce petit renard dont je t’ai conté l’histoire si souvent. Et peut être qu’il voguera à distance, sans jamais te frôler.

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