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  • Parfois, tu n’entends pas le mammaaaaaaaan, ce doux chant qui te parviens du fond des toilettes. Si tu te précipites pour le féliciter, petite danse de la joie à l’appui, tu passes pour une super maman, mais personne ne le voit, alors ça ne sert à rien, d’autant plus si tu te coltine le nettoyage du pot.

Si à l’inverse, tu te trouves dans la précipitation une tâche qui requiert toute ton attention (et que le papa est plus proche des toilettes), alors là, tu perds des points. Si tu entends le papa faire semblant de vomir et que malgré tout tu ne bouges pas, alors là, tu es une maman qui a tout compris.

 

  • Pour éviter le regard médusé/indigné/réprobateur (rayez la mention inutile), tu cèdes au mollusque qui, à tes pieds, se tortille parce que, comble de l’ingratitude maternelle, tu n’as pas voulu lui filer son quignon de pain parce qu’il est un peu tard …

Ou bien tu fais la forte, tu ne cèdes pas, tu le traînes comme une vieille serpillière en regardant bien droit devant toi. Les autres, tu le sais, ils font la même chose et n’ont même pas la bonne idée d’être simplement compatissants.

 

  • Pour avoir la paix lors d’une réunion de parents à l’école ou tu as du emmener ton rejeton, tu lui mets sur YouTube un épisode de la pat’patrouille. Tous les autres parents te regardent comme si tu avais perdu la tête. Tu entends leurs pensée: « Jamais je ne ferais ça », « super pour les yeux du gamin  » (tiens, un parent-ophtalmo), « je ne voterai pas pour elle aux prochaines élections ». N’empêche qu’ensuite, tu es la seule à avoir eu la paix. A la fin de la réunion, quand ton enfant lâche tout fort: MAMAAAANNN, je t’aime fort fort fort, la maman moisie que tu penses être remballe sa carcasse pour laisser place à une maman qui déboîte.

Ou bien tu ne pipes pas la moitié de ce qui se dit en luttant pour ne pas faire comme ta voisine (en vrai, tu n’avoueras jamais que tu n’avais plus de batterie), tu prends ton mal en patience, en répondant à chaque fois à côté de la plaque en essayant de faire une belle cocotte en papier au truc qui gigote sur tes genoux (ça remue le gras, c’est pas agréable, on le sait toutes). Manque de pot, à la fin, ta cocotte ne ressemble en rien à une cocotte (les autres mamans se moquent, gentiment-tu-parles, de tes talents et tu ne sais pas de quoi il a été question pendant une heure.

 

  • Dans la voiture, tu as une playlist de fifou avec La Reine des Neiges, qui enchaîne avec Pocahontas. Tu te termines avec Hakuna Matata et tu maudis les embouteillages . Malgré ton abnégation totale, tu entends que derrière ça chouine/ s’impatiente/ a envie de faire pipi, ou les 3 en même temps pour les plus chanceuses. Tu essaies de chanter, de jouer les animateur de soirée mais ça ne prend pas. Sans jamais rien lâcher, tu continues à pousser la chansonnette en cherchant un flutain de raccourcis.

Ou bien tu gardes ta playlist faite de Sia, osant même un vieux NTM. Bob reprend la main pour détendre l’atmosphère. ça chouine? tu t’en fou, tu montes un peu le son, l’air de rien en poussant dans les aiguës sur Nooooo Wommmmaaaannnn No Cryyyyy. Ils finissent par se lasser et même somnoler, sans lâcher une goutte dans le pantalon. Tu arrives détendue, allant même jusqu’à les réveiller doucement.

 

Finalement, ils nous aiment surtout comme nous sommes, parce qu’ils n’ont pas de point de comparaison (en tous cas, pas avant d’aller aux goûters d’anniv’ des potes). Alors, pas le choix, ils nous aiment sans conditions et c’est ça qui nous rend fortes.

Pour preuve, à la maison, il a décrété que sa chanson préférée était la dernière de Sean Paul, mixée à Christophe Maé, que j’étais la plus belle du monde et qu’il voulait faire du Horse ball.

 

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