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Le corps s’apprivoise

A chaque instant, à tout âge, après chaque événement. Il grandit avec notre âme, il évolue avec nous. On apprend tantôt à le détester, tantôt à l’aimer, souvent, nous faisons juste avec.

On le cache, beaucoup. On le montre, un peu.

L’accouchement est un traumatisme pour le corps d’une femme, ne nous mentons pas. Ce ventre empli d’amour que l’on caressait avec plaisir se retrouve vide. Toutes ces jolies courbes qui nous donnaient une aura de dingue ne sont plus tolérées.

Voilà ce que j’ai pensé de mon corps dans les quatre heures qui ont suivi mon accouchement.

Ce corps que j’aimais, malgré ses quelques formes, que j’avais dompté, apprivoisé.

Oui je l’aimais parce que les mains qui le touchaient le rendaient beau. Tout est là.

Que j’avais malmené, sculpté, décoré. Une des premières pensées quand j’ai appris ma grossesse a été pour lui. Je lui ai dis : « Tu vas changer, mais je vais continuer à t’aimer ».

Un accouchement difficile physiquement, des nuits achées, un bébé R.G.O, voilà qui a finit de reléguer mes envies de femme au fond du placard.

Une règle des croyances de Daddy veut que l’on laisse le corps de la femme se reposer 40 jours après l’accouchement. 40 jours. Physiologiquement idéal, mentalement insuffisant. Il faut panser les plaies, laisser de côté ce rôle de maman qui emplit nos cœurs et nos journées pour un moment retrouver celui de femme.

Je vous épargne le moment ou les hormones se barrent en cacahuète.

Voilà deux ans que Ramfouss a pointé le bout de son nez, et quelques mois que je retrouve l’envie de retrouver la femme que j’étais avant. Pour plaire à l’autre, il faut que je me plaise à moi. J’ai repris la Salsa, la Zumba et l’équitation. Tout en même temps, comme un réveil soudain.

J’ai compris que je n’avais le temps de rien, mais que j’avais le droit de le prendre, ce temps qui me manquait. Chaque matin je me maquille. J’ai retrouvé robes et talons.

Comme à chaque changement radical, j’ai teint mes cheveux. Mon cuivré me définit si bien.

Je retrouve aussi des sensations enfouies, des moments à nous.

Comme une envie de me plaire, et qui plait. Je retrouve ces mains qui me rendent belle.

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