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Ce casse tête estival: La propreté

 

Nous devons être nombreux, les parents qui regardent avec dépit le paquet de couches trônant dans le Caddie.

Nous devons être nombreux à avoir entendu que l’été serait propice à l’abolition de la corvée de change. Même la météo nous est maintenant favorable, mais rien n’y fait, nos monstres prennent souvent un malin plaisir à nous dire NOOOOON à cela également.

Parce qu’ils sont dans la période de l’opposition, la transition peut parfois être difficile et qu’en leur proposant, nous leur laissons un créneau pour encore s’affirmer.

 

Sauf que le minuteur est enclenché, la première rentrée des classes arrive à grands pas, et la pression mise par les directeurs est bien réelle : pas de couches à l’école.

Il serait tentant de leur scotcher un pot sur le derrière, d’invoquer quelques Saints proches de cette cause, de mettre un coup de pression l’air de rien. Sauf que TOUT et TOUT LE MONDE nous incite à développer des instincts de patience que nous ne soupçonnions pas !

Il faut donc se résigner à l’avouer, l’été est bien là, et notre enfant n’est pas encore propre. Ce n’est pas une fatalité, il se peut que par un miracle (ou le bon alignement des planètes) la propreté s’invite à la maison sans crier gare. En attendant, on propose, ils disposent.

Il y a peu, un article à ce sujet m’avait fait déculpabiliser:

« La propreté est comme le goût ou la sexualité, ce sont des choses que l’on acquiert, elles ne sont pas innées »

Ça soulage le temps de la lecture, mais ça fait réfléchir : « Est-ce que je lui donne toutes les cartes pour bien réussir cette transition importante, qui marquera un grand coup la fin d’une période ? »

 

Il faut attendre, attendre qu’il soit prêt, aller à son rythme, peut importe les nuits d’angoisses que cet accompagnement nous procure.

Attendre oui, mais l’aider également. Voici quelques pistes à explorer (du testé, du moyen approuvé puisque qu’ici, je suis toujours de corvée de couches !) :

 

  • Ne pas proposer constamment: en effet, cela laisse, comme je le disais plus haut, le champ libre à un refus. Il conviendrait plutôt d’expliquer : « ton pot est ici, il est à toi, et tu l’utilise quand bon te semble. Si tu as besoin d’aide, n’hésite pas à nous demander. Il aura l’impression d’être décisionnaire. Par contre, vous pouvez, comme le font les crèches, lui imposer quand le moment vous semble opportun : après le repas, lui dire : c’est le moment d’aller faire pipi peut vous donner l’impression d’une victoire. Je dis une impression car chez les plus petits, vous engendrerez ainsi un mécanisme automatique, mais votre enfant ne sera pas propre. Il aura simplement prit des habitudes de vie.

 

 

  • Féliciter à chaque réussite: mais le féliciter LUI, l’enfant, pas ce qui se trouve dans le pot. Il est possible également, nous le faisons à la maison et cela plait beaucoup, de coller une gommette sur le pot ou sur une feuille accrochée à hauteur dans les toilettes avec l’aide de l’enfant. L’enfant peut aller lui-même chercher sa gommette, la choisir et la coller ou bon lui semble. Nous trouvons ainsi un bon compromis à son opposition d’aller aux toilettes puisqu’il retrouve une marge de décision.

 

  • Utiliser les toilettes même si c’est la couche qui a été salie: Vider le contenu de la couche dans les toilettes, c’est rigolo pour lui, et ça fait plouf. OK, mon explication vous semble légère ? Ce geste permet aussi à l’enfant de comprendre que la couche n’est pas le prolongement de son corps. Et oui, vous n’y aviez pas pensé, mais lui a toujours vécu avec une couche sur le derrière, elle fait partie de lui (un peu comme les ados et leur smartphone collé aux doigts).

 

 

  • L’enfant doit tirer la chasse d’eau : d’une parce qu’il le veut et que cela nous évite une colère monumentale, il rit, dit au revoir à son pipi, on sourit niaisement. Mais aussi parce que symboliquement, ce geste permet la séparation d’avec son corps, dans le même but que le point précédent, lui faire prendre conscience que la couche n’est pas une parti de lui.

 

  • Enfiler des vêtements faciles à enlever: C’est pour cette raison que l’acquisition de la propreté se fait souvent en été: “tout nu et tout bronzé, on est bien, on est bien”.

 

 

Les personnes qui s’occupent de votre enfant en votre absence (crèche, assistante maternelle…) sont également là pour vous épauler, enfin, si vous êtes chanceux, ici, ils ne font rien mas le font bien (j’en avais déjà parlé ICI).

Et au pire, il sera toujours temps de frauder un peu à l’entrée à l’école : les pauses pipi sont très régulières et avec un peu de chance, il n’y aura que peu d’accidents.

 

Vous croisez les doigts ? Moi aussi pour qu’il sert les fesses jusqu’à la prochaine pause !

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